Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Economie, Marketing, Commerce, Force de Vente, Ecologie

Economie, Marketing, Commerce, Force de Vente, Ecologie

Menu
Banque : Conseiller clientèle, la concurrence devient rude partout même en Côte d'Ivoire

Banque : Conseiller clientèle, la concurrence devient rude partout même en Côte d'Ivoire

Joel Ebitty, Ivoirien, Conseiller clientèle à SGBCI (Société Générale de Banque en Côte d’Ivoire) a bien voulu répondre à nos différentes questions

 

Quel est votre parcours professionnel ?

 

Avant d'avoir repris des études, j'ai travaillé dans le secteur public (ministère de la prévoyance sociale) où j'étais rédacteur. Lorsque j'ai été engagé par mon actuel employeur, j'ai commencé dans un service du siège central où je m'occupais de la gestion des comptes de placement. Après un an environ, j'ai accepté de travailler dans une agence dans le nord du pays. De là, à nouveau, je suis retourné dans un siège régional où ma fonction était d'assister les agences du réseau dans certains domaines spécifiques, surtout celui des assurances. Après une bonne dizaine d'années, je suis retourné en agence.

 

SGBCI.jpg

 

Pouvez-vous définir votre fonction ?

 

Ma fonction est " conseiller de clientèle ". Cela va du simple service bancaire de base comme des versements ou retraits d'argent jusqu'aux opérations de placement ou de crédits ou de la vente de produits d'assurances. L'important, c'est l'entretien en bureau de conseil avec le client. C'est aussi découvrir ses besoins et répondre efficacement à ce qu'il attend du banquier ou de l'assureur.

 

Avez-vous suivi des formations au sein du Groupe ? Si oui, lesquelles ?

 

Chaque employé, à son entrée en service, suit la formation de base classique pendant quelques semaines. Après un certain temps, des formations plus spécifiques sont nécessaires, telles que les opérations de bourse, placements divers, crédits d'habitation, prêts personnels à buts divers, produits d'assurances, etc… Chaque employé assiste aux différents séminaires pour acquérir les connaissances de spécialiste.

 

Les banques et assurances n'ont plus le monopole de la vente des services financiers, comment faire face à une telle concurrence ?

 

Il est vrai que les banques n'ont plus ce monopole, mais elles sont aussi devenues concurrentes d'autres services à la clientèle. Il y a plus ou moins 20 ans, les banques ne vendaient pas de produits d'assurances en dehors des assurances-vie liées à des prêts. Mais cette question me fait surtout penser au fait qu'il y a beaucoup d'entreprises commerciales qui facilitent le paiement de certains gros achats par mensualités et pour lesquelles, dans la plupart des cas, l'acheteur devrait solliciter un crédit auprès d'une banque. C'est une concurrence dans le domaine des crédits qui échappe aux banques. Mais il n'est pas certain que les banques accorderaient tous ces crédits, parce qu'elles tiennent compte, avant tout octroi, du pouvoir d'achat et en conséquence des remboursements de ces acheteurs. Lors d'acquisitions de ce genre, le vendeur non banquier n'en tient pas compte et ne s'en occupe pas. Ceci a pour conséquence, on en parle de plus en plus, le surendettement d'un grand nombre de citoyens ; ces facilités sont dangereuses pour l'équilibre financier sain de beaucoup de ménages.

 

SIEGE-SGBCI-copie-1.jpg

 

Comment y faire face ?

 

Informer le public (publicité, mailings), avoir de toute façon la meilleure offre et la plus attrayante, prouver compétence et sérieux.

 

Comment imaginez-vous votre avenir professionnel ?

 

C'est plus délicat. Tout le monde est au courant des fusions de plusieurs banques pour former un seul groupe. Cela veut dire, trop d'emplois dans le secteur. L'avenir est difficile à imaginer. L'incertitude du maintien de l'emploi s'installe. Mais j'ai l'espoir de garder mon emploi et ma fonction au sein de l'entreprise.

 

Y a-t-il des perspectives d'avenir pour les jeunes ?

 

Espérons-le… et que le progrès de l'informatique n'empêche pas la présence de personnes compétentes et surtout le contact humain qui manque déjà beaucoup actuellement. Je conseille en tous cas à tous les jeunes de poursuivre des études après leurs humanités. C'est un atout. Sans qualification, ils auront moins de chance de trouver un emploi intéressant et épanouissant. Nous vous remercions de votre précieux temps que vous nous avez accordé

N’diaye de WWW.EMC-MAG.COM