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Economie, Marketing, Commerce, Force de Vente, Ecologie

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Le comportement des banques encourage t-il le travail illicite ?

Les banques et le travail au noir

Le comportement des banques encourage t-il le travail illicite ?

La modification des conditions tarifaires des banques va-t-elle être à l’origine d’une poussée du travail non déclaré dans notre pays ?

Bon nombre de Français risque de changer de comportement face à la hausse des tarifs des services, et cela pourrait bien provoquer une hausse du travail clandestin.

Les banques augmentent leurs tarifs et une majorité d’entre-elles vont facturer la détention des comptes courants. Face à ces nouvelles charges, les Français risquent fort de changer de comportement, aussi bien dans leur relation avec les banques, que dans leur façon de payer, et également de facturer et d’encaisser.

Frais bancaires, la fuite en avant

Les banques sont confrontées à une concurrence toujours plus active et intense par les nouveaux acteurs, assurances, banques en ligne. En parallèle, les taux extrêmement bas réduisent considérablement leurs marges de manœuvre. Dans cette situation délicate, les grandes enseignes connues de la place française ont mis en vigueur une politique d’augmentation des services depuis le 1er janvier 2016.

Augmentation généralisée des frais habituels, qu’il s’agisse de la cotisation pour la carte bancaire, du renouvellement de celle-ci, des retraits dans les distributeurs des concurrents, mais aussi pour 80 % du réseau la facturation de la tenue du compte courant pouvant aller jusqu’à plus de 30 euros par an.

Est-ce là une bonne solution et que risque-t-il de se passer ?

Les français vont-ils accepter cela sans réagir ou prendre le chemin du travail au noir ?

D’après les différentes remarques entendues, il y a peu de chance. Nombreux sont ceux qui ont déjà décidé de fermer un ou plusieurs de leurs comptes courants. En effet, la détention de trois comptes, par exemple, entraîne déjà plus de 100 euros de frais annuels.

Dans une autre optique, il existe un risque réel de modification du comportement des Français.

En effet, toutes ces augmentations, dans une période déjà bien délicate pour bon nombre d’entre eux, risquent de les voir réfléchir et progressivement glisser vers un fonctionnement différent.

Ne plus posséder de carte bancaire est un exemple et procéder à ses paiements en espèce plus souvent.

La circulation plus fréquente d’espèces va donc augmenter la possibilité de dissimulation de revenus, c’est un fait. Mais cela n’est pas le seul point.

Auto-entrepreneur, individuel, artisan, etc, toujours plus serré sur leurs marges et sur les prix vont devoir aussi serrer les frais. Fermer un compte courant dédié exclusivement à l’’activité professionnelle pour ne fonctionner qu’avec un seul compte personnel et professionnel à la fois, est une piste à ne pas négliger.

D’autres éléments justifieraient ce glissage vers le travail non ou partiellement déclaré.

Puisque les opérations bancaires sont facturées plus chères et en fonction de leurs nombres, il y a de bonnes chances pour que régulièrement des montants de petites factures ne soit pas facturés et payés en espèces.

L’intérêt peut paraître réel. Pour le client, moins d’émission de chèques qui sont facturés, pour le prestataire, moins d’encaissements sur les travaux, donc moins de mouvements sur le compte, mais aussi l’argent liquide servira à payer une partie du matériel, ce qui limitera de nouveau le nombre de mouvements sur le compte.

Après un coup de pouce pour aider l’emploi de personnes à domicile et leur déclaration, le gouvernement qui cherche des solutions pour endiguer le chômage semble se trouver face à une situation qui pourrait bien lui causer des tracas sur le front du chômage, mais aussi sur la récolte de taxes (TVA, impôts) du fait de ce nouveau positionnement des banques qui risque de pousser bon nombre à frauder.